Hommages

Roger Doiron
Membre émérite 2018
Contribution de Monsieur Roger Doiron à la société acadienne et francophone

Il ne fait aucun doute que le prix Émérite de la SERFNB représente la plus haute distinction que puisse recevoir un membre de la SERFNB. Quand on se réfère à cet honneur, on pense à des femmes et des hommes remarquables, très souvent des pionniers et des bâtisseurs, qui ont consacré la majeure partie de leur vie à défendre des causes qui visaient l’émancipation et l’épanouissement de leur communauté et, ultimement, l’avancement de ce que l’on peut appeler le « fait » français. Dans cette catégorie des personnalités qui méritent toute notre reconnaissance, il y a certainement Roger Doiron. C’est avec un grand honneur que je vais vous expliquer succinctement pourquoi il est digne de recevoir ce prix Émérite.

La tâche de résumer la contribution de Roger Doiron à la société acadienne et la francophonie tout entière n’est certes pas évidente compte tenu de la multitude de ses implications dans divers secteurs d’activités et l’impact qu’il a eu dans de nombreux dossiers depuis plus de 50 ans. Issue du domaine de l’éducation, il a joué un rôle important au sein de plusieurs organisations dans ce secteur, et ce, à des moments charnières comme en 1980, lorsqu’il a agi à titre de coordonnateur du Comité ad doc pour l'établissement des écoles et districts homogènes francophones au Nouveau-Brunswick. De 1977 à 1979, il préside l’AEFNB et copréside la FENB. Bien qu’il y ait consacré sa vie, sa contribution dépasse largement le milieu éducationnel et s’étend à toutes les sphères importantes de la société civile acadienne et de la francophonie canadienne.

À ce stade-ci, il s’avère pertinent de rappeler les origines de Roger Doiron et de parler un peu de sa vie personnelle. Il est né et a grandi dans la communauté que plusieurs identifient comme étant la « capitale de l’Acadie » soit, la pittoresque et dynamique municipalité de Caraquet. Suite à des études postsecondaires qu’il a poursuivies au Collège de Bathurst au début des années 1960, il a choisi de s’établir dans le comté de Kent, en compagnie de son épouse Lorraine, pour commencer sa carrière professionnelle et y fonder une famille. Plus précisément, Roger et Lorraine ont posé pied-à-terre à Richibucto, petite ville côtière du Sud-Est du Nouveau-Brunswick, où ils se sont enracinés et y ont élevés leurs deux garçons, Benoit et Gaston.

Sur le plan professionnel, Roger Doiron a amorcé sa carrière comme enseignant en 1966 à l’école secondaire 1er cycle de Richibucto. Son leadership et son dévouement pour l’enseignement lui ont permis de gravir les échelons et il devient rapidement le directeur de l’école. Passionné par son métier et cherchant toujours à se perfectionner, il a complété, en 1990, une maîtrise en éducation à l’Université de Moncton. Il est demeuré à la direction d’une école, et ce, jusqu’à sa « retraite » du système scolaire en 1998 alors qu’il était à la direction de l’École Soleil Levant de Richibucto. Sans pour autant signifier la fin de sa vie professionnelle, il a entamé aussitôt une deuxième carrière à titre de directeur général de l’Association acadienne et francophone des aînés et aînées du N.-B, poste qu’il a occupé de 1999 à 2008 et une troisième à titre de directeur général de la SERFNB, poste qu`il occupa jusqu’en décembre 2017.

Tout au long de sa vie professionnelle, M. Doiron a multiplié ses implications bénévoles à différents niveaux et a joué un rôle clé dans la création et le développement de plusieurs organismes francophones à caractère éducationnel, et ce, sur la scène provinciale, nationale et internationale. Véritable figure de proue et fortement convaincu de la nécessité pour les francophones de se doter d’organismes et d’institutions homogènes, il a travaillé à la mise sur pied de la Fédération d’alphabétisation du N.-B. (FANB) et en est devenu le président fondateur. Il a joué le même rôle pour la Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français (FCAF) et a été un membre fondateur de l’Association acadienne pour l’administration de l’Éducation (AAAE) ainsi que de l'Association francophone internationale des directeurs d'établissements scolaires (AFIDES). La liste est trop exhaustive pour énumérer tous les organismes sur lesquels il a siégé par le passé, mais il est pertinent de rappeler qu’il a été membre du Conseil consultatif du premier ministre du N.-B. sur l’alphabétisation, membre du Comité consultatif du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation sur l’alphabétisation et président de la Commission provinciale des bibliothèques publiques du N.-B.

Pour Roger Doiron, il ne fait aucun doute que l’éducation constitue la planche de salut de la société acadienne et que l’avenir du français passe par la présence d’une population éduquée, compétente et consciente des défis qu’elle doit relever. Le leitmotiv de M. Doiron a certainement été, et est encore aujourd’hui, d’investir et de renforcer les instances organisationnelles et les institutions qui jouent un rôle déterminant dans la vie de ses compatriotes. En ce sens, son habilité hors du commun pour bâtir des ponts avec les autres communautés francophones et de mettre en réseau les différents acteurs concernés aura grandement contribué au renforcement des capacités de la communauté acadienne et de la francophonie canadienne.

Encore une fois, la contribution de Roger Doiron ne se limite pas au secteur de l’éducation. Il s’est investi considérablement dans les luttes visant une amélioration des services de santé en français ces dernières années. Il a été coprésident de la Coalition de la santé du N.-B, vice-président du C.A. (conseil d’administration) de la Corporation hospitalière Beauséjour, membre du C.A. de la Régie de santé Vitalité, membre du C.A. de la Société santé et mieux-être en français du N.-B., et est toujours un membre du comité Égalité santé en français qui vise l’obtention d’une pleine et entière gestion francophone et acadienne des services de santé au N.-B.

Ardent défenseur de la cause acadienne et leader incomparable, Roger Doiron a occupé de nombreux postes clés au sein des organisations de la société civile acadienne et francophone. Entre autres, il a été vice-président de la Société nationale de l’Acadie (SNA), président et vice-président de la Société de l’Acadie du N.-B. (SANB), président du C.A. du Forum des organismes acadiens du Nouveau-Brunswick et président de la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada. En toute honnêteté, M. Doiron est possiblement l’une des personnes qui a dirigé, fondé et été membre du plus grand nombre d’organisations francophones de la société civile à l’échelle canadienne.

Vous conviendrez que pour afficher une telle feuille de route, il faut avoir une passion incommensurable pour la langue française et aimer profondément sa patrie. Pour vous donner une idée du dévouement et du dynamisme de M. Doiron, il suffit de regarder où il oeuvre encore aujourd’hui. À l’aube de ses 75 ans, Roger Doiron est maire de la ville de Richibucto, membre de la Commission des services régionaux(CSR), a été président de l’Association francophone des municipalités du N.-B. (AFMNB) pendant quatre ans, vice-président du Club d’âge d’or local, en plus d’être toujours actif professionnellement.

En Acadie, le nom de Roger Doiron est synonyme d’engagement et de dévotion à l’égard de la langue française et de la cause acadienne. Il est de la trempe des « grands » et constitue l’un des personnages qui a grandement contribué à l’amélioration du sort de la communauté acadienne et francophone et à façonner l’Acadie moderne que l’on connait aujourd’hui. Mentionnons en terminant qu’il est décoré de la Compagnie des Cents Associés, de l’Ordre de la Pléiade, de l’Association internationale des parlementaires de langue français et de l’Ordre des Francophones d’Amérique.

À la lumière de la contribution que je viens de vous présenter, je pense sincèrement et sans aucune réserve que Roger Doiron mérite pleinement cette marque de reconnaissance à titre de membre Émérite da la SERFNB.

Jacques G.Albert
Président


Jacques G. Albert
Cercle Madawaska
Prix de Reconnaissance 2019


Après avoir enseigné 1 an à l’École Notre-Dame, M. Jacques a complété sa carrière en tant qu’enseignant et chef de département en sciences humaines à la Cité des Jeunes d’Edmunston.

Très impliqué au niveau de la vie étudiante, il a été moniteur du Journal étudiant, des équipes de Génies en herbe, des Concours oratoires et autres.

Il s’est aussi dévoué dans sa communauté surtout dans les domaines reliés à l’histoire. Il a œuvré pendant 40 ans, à divers titres, auprès de la Société historique du Madawaska; il est toujours, d’ailleurs, le rédacteur de la revue de la Société. C’est aussi un membre engagé du Club Richelieu; il a même été président du Richelieu-International.

La SERFNB a été, et est toujours, un de ses champs d’action. Membre du cercle Madawaska depuis 2001, il y a occupé tous les postes administratifs. Et il a siégé au CA de la SERFNB provinciale dont il quitte la présidence cette année.

Merci M. Jacques pour ton implication et félicitations pour cet honneur bien mérité.

La Société des enseignantes et enseignants retraités du Nouveau-Brunswick est honoré de remettre à M. Jacques Albert le prix de reconnaissance 2019.


Rita Chevarie
Cercle Alcide-F.-LeBlanc
Prix de Reconnaissance 2019

Né à Acadieville, Rita obtient un diplôme d'enseignement au primaire de l'Université de Moncton en 1973. Sa carrière s'échelonna sur une période de 32 années, jusqu'au mois de juin 2005, année de sa retraite.

Au cours des ans, on la retrouvera siégeant à divers conseils d'administration, soit celui de la SANB, entant que présidente de la section MFR, et celui du Cercle 39 de l'AÉFNB, entre autres. Elle fut membre du comité de parents et oeuvra au sein du Conseil paroissial de Saint -Charles. Elle participera à l'organisation du Congrès mondiale acadien en 1994 et des jeux de l'Acadie en 1993 et en 2013.

Depuis sa retraite, Rita n'a pas, ou à peine, diminué son rythme de travail et d'engagement bénévole. Elle a enseigné comme suppléante durant une douzaine d'années et elle a oeuvré au sein de divers conseil d'administration, dont ceux de la Villa-Maria de Saint-Louis, du Havre communautaire de Richibouctou, de la Société culturelle Kent-Nord, du Cercle Alcide-F.-LeBlanc, dont une participation appréciée au comité organisateur du Congrès de la SERFNB à deux occasions.

Heureusement qu'à travers tout cela, Rita a eu la sagesse de se réserver quelques heures de loisir. Elle s'adonne à la lecture et à la marche; elle aime beaucoup cuisiner et effectuer des recherches dans le réseau internet et surtout, elle prend bien soin de sa superbe Corvette 1979, qui fait l'objet de convoitise dans son entourage.

Rita Chavarie mérite d'être désignée femme d'exception. Elle aura laissé sa marque dans la grande communauté du comté de Kent ainsi qu'ailleurs dans la province.

La Société des enseignantes et enseignants retraités du Nouveau-Brunswick est honoré de remettre à Madame Rita Chavarie le Prix de reconnaissance 2019.


Claire Gay
Cercle À-Marée-Haute
Prix de Reconnaissance 2019

Madame Gay a obtenu son brevet d’enseignement de l’École Normale en 1967. Après quelques années d’enseignement, elle a parcouru le monde avec son mari, membre des forces armées. En 1965, de retour au pays, elle est retourné aux études pour obtenir son baccalauréat ès arts en décembre 1976 et par la suite sa maîtrise en Éducation avec option enseignement en 1995.

Elle a enseigné à La Rencontre de Néguac, La Villa des Amis de Tracadie-Beach et à la Polyvalente W.-A.-Losier de Tracadie.

Madame Claire a été très impliquée au niveau de la profession. Elle a, entre autres, été conseillère Nord-Est au CA de la SERFNB de 2009 à 2013, fiduciaire de l’assurance collective de la FENB de 2012 à 2017, présidente et conseillère du Cercle À-Marée-Haute. Elle est aussi présidente de la Coalition pour les droits des aînés et des résidents des foyers de soins.

Félicitations Madame Claire et merci pour ton implication auprès de la profession enseignante.

La Société des enseignantes et enseignants retraités du Nouveau Brunswick est honoré de remettre à Madame Claire Gay le prix de reconnaissance 2019.